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SOULAC-SUR-MER ET LA POINTE DU MEDOC
Un livre de Francine FAGET et Val TILLET dans la collection "Mémoire en Images" des Editions Alan Sutton
128 pages - 16.5 x 23 cm - 224 cartes et illustrations
Tout comme ses voisines Arcachon et Royan, c'est à la Belle Epoque que la station balnéaire de Soulac-sur-Mer, embellie de sa basilique ressuscitée des sables et rebaptisée un temps Soulac-les-Bains, a littéralement pris vie.
Au début du XX° siècle, jusqu'à la pointe du Médoc, ce coin du littoral offrait ses plages aux belles dames à ombrelle et son sable doré aux multiples concours de châteaux des enfants, tandis que les papas allaient louer une tente de bain rayée pour la journée.
Après 1936 et les congés payés, une population de plus en plus nombreuse et bigarrée arriva de toute la France par ce que l'on appelait alors les « trains de plaisir »…
C'est donc entre la côte atlantique et l'estuaire de la Gironde, en passant par le phare de Cordouan, que Francine Faget et Val Tillet nous embarquent pour un voyage dans le temps et nous parlent « en images » de ce petit coin où l'air est perpétuellement embaumé d'effluves marins et du parfum des pins…
Sommaire : Avant-propos / Un peu d'histoire / Soulac-sur-Mer (l'arrivée des voyageurs, Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres, d'autres lieux de culte, le centre ville, le front de mer et la plage, les activités de plein air, les villas ou les belles soulacaises, l'Amélie) / Le Verdon et la pointe de Grave (le bourg et ses alentours, les phares : Cordouan, Grave, Saint-Nicolas, les ports, les travaux de défense, les traces des guerres) / Les autres localités de la pointe du Médoc (Neyran, Talais, Grayan-et-l'Hôpital) / Bibliographie / Remerciements |
Quelques extraits du livre ............... |
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C'est la Compagnie maritime de Gironde et Garonne qui, la première, dès 1876, mit en place un service (par bateau ou par voie ferrée avec les "trains de plaisir") afin de transporter les visiteurs de Royan à Bordeaux et vice versa. Il ne faut pas oublier que c'est la plage de Royan qui, dès 1829, était considéré comme la première grande place bordelaise. |
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C'est à l'entrée de Soulac-sur-Mer, au sommet de la dune surplombant la basilique, que l'on trouve l'ancien monastère des Bénédictins. Ces derniers avaient accepté en effet de s'installer sur ce terain offert par le comte Lahens, alors principal actionnaire de la Compagnie du chemin de fer du Médoc. |
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La "star" de Soulac, c'est-elle, Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres qui, grâce au cardinal Donnet, fut sortie de son linceul de sable. Elle avait été construite, à la fin de la période romane, dans une cuvette entre deux éminences : au sud-est la forte dune de l'ancien moulin à vent, dite puy du Guet, à l'ouest la dune à laquelle l'édifice paraissait adossé, dite puy du Porge. |
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Le premier casino en bois datait de 1878. Il fut plusieurs fois remanié par monsieur Roussié. Ce bâtiment allait disparaître en 1900, année durant laquelle fut édifié, en pierre et sur le même emplacement, un nouveau casino. Tout comme celui d'Arcachon, le casino de Soulac, tenu par monsieur Lafon, était d'inspiration mauresque. |
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Touristes en quête de santé et de loisirs, voyageurs en quête de paysages nouveaux, scientifiques se consacrant à la faune et la flore, achéologues à la recherche du passé, tous finissent par se retrouver dans cette rue de la Plage qui, rien que par so nom, laisse présager du plaisir de la villégiature en bord de mer. ...... |
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D'après les documents anciens consultés, la rue de la Plage (créée en 1862) nous est décrite en 1875 "perpendiculaire à la mer et très courte". Rallongée depuis et reliant désormais la basilique au front de mer, elle était, et reste, à la Belle Epoque le coeur même de Soulac, son artère palpitante principale, regroupant presque toutes les boutiques en son sein. |
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C'est en 1901 que l'ex-hôtel de la Paix, inauguré en 1866, devint la mairie de Soulac. Cet établissement aux dimensions princières, doté de 50 appartements meublés et comprenant des salons en tout genre, a été créé par le maître d'hôtel Sansot (déjà fondateur du célèbre hôtel de la Paix à Bordeaux). |
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C'est dans l'ancien hôtel de France inauguré le 19 juillet 1877 que fut installé la première école de garçons en 1885. De belles proportions, le bâtiment abritait également une partie des services municipaux, les postes et le télégraphe. Ainsi donc, tout comme l'hôtel de la Paix, l'hôtel de France devint-il un lieu à usage public. |
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| Si, au départ, les ruines de l'abbaye en travaux ont alimenté la curiosité des voyageurs, journalistes et autres archéologues amateurs, le but des escapades à la pointe du Médoc devint vite principalement la villégiature marine. C'est en 1868 que l'on aménagea pour la première fois l'accès à la plage en installant un escalier fait de bois de sapin, situé dans le prolongement de la rue principale. |
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La plateforme à passerelle métallique, remplaçant les structures bois, fut mise en place en 1894. Bâtie à partir de matériaux certes plus solides que le bois, elle ne rrestera cependant en place que dix ans...............
........... Le nouveau ponton de pierre fut inauguré le 7 juin 1914.......... |
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| Malgré son statut de station balnéaire, Soulac ne vit pas tant de monde, au début, se jeter tout entier dans on Océan. Considéré comme une activité tant thérapeutique que sportive, le bain de mer n'était de ce fait pas suivi par la majorité. Prudemment, on ne se baigna d'abord que les pieds ..... |
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Nous parlons d'un temps où les dames savaient être élégantes, leurs gestes restant gracieux en toutes circonstances. On pouvait les voir ainsi, même dans le sable, garder leur dignité et leur grâce, tenant une ombrelle d'une main (afin de conserver leur teint d'albâtre alors à la mode) et s'occupant de leur enfant de l'autre. |
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| C'est donc au sein d'un environnement particulièrement sain que se construisirent les "belles Soulacaises" (on en dénombre autour de 500 !) demeures de caractère, de type néocolonial pour la plupart, et que l'on a encore tant de plaisir à découvrir au cours des promenades. |
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C'est dans les années 1860-1890 que furent édifiées les grandes villa, la plupart sur la fange côtière mais dont certaines ont disparu aujourd'hui. Ces demeures étaient en effet souvent élevées sur un ou plusieurs niveaux. |
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| Située à 4 kilomètres au sud de la vieille basilique de Soulac, c'est à travers les bois que l'on gagnait l'Amélie. Elle se présentait en 1913 comme une mini-station d'une douzaine de jolis chalets dans le style, simplifié, des villas de Soulac. Elle ne connaîtra pas le succès de sa voisine et en restera une sorte de "succursale". |
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La chapelle de l'Amélie fut consacrée en 1892. Bâtie d'après les plans de l'architecte parisien Paul Marbeau en 1887, elle sera acquise le 28 juin 1914 par monsieur Giraudeau, négociant à Bordeaux. Le 16 février 1966, son fils en fera don à l'Association diocésaine de Bordeaux qui la cédera elle-même à Soulac le 19 juin 1991. |
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| Bien que Le Verdon ne possède pas l'atout de la mer comme sa voisine Soulac, sa situation géographique (tourné vers l'estuaire et doté d'un petit port de pêche) lui confère cependant un charme certain. Lieu de passage pour se rendre à la pointe de Grave, c'est un village que l'on traverse plus que l'on ne s'y arrête. |
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On vit apparaître les premiers restaurants en bois au début du XXème siècle. Offrant une cuisine gastronomique de choix, ces établissement proposaient quelquefois des chambres. On trouvait ainsi, entre autres, le restaurant de l'Estuaire (qui faisait aussi débit de tabac) tenu par monsieur Lescarret, le Bellevue, le Côte d'Argent .... |
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| Majestueux, sublime, perle de l'océan Atlantique et semblant défier la mer de sa force tranquille, tel nous apparaît le phare de Cordouan qui lutte depuis sa construction pour rester debout. D'une hauteur de 68 mètres, il est situé à l'entrée de la Gironde, entre Royan, Vaux-sur-Mer et la pointe de Grave, sur l'îlot rocheux de Cordouan. On nomme avec justesse ce chef-de'oeuvre de l'architecture "le roi des phares et le phare des rois". |
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C'est grâce à ces immenses digues (commencées au milieu du XIXème siècle) dont la jetée et son éperon sont l'illustration la plus visible, que la pointe du Médoc put lutter efficacement contre l'avancée toujours plus énergique des eaux. L'éperon est orienté vers l'estuaire et détourne de la côte intérieure les masses d'eau amenées par l'Océan à la marée montante. |
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| Comme la rade du Verdon est abritée des vents d'ouest dominants, c'est là que viennent mouiller les navires attendant des conditions météoroliques favorables à leur départ. Ils quittent alors l'estuaire et prennent la mer en toute sécurité. |
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C'est monsieur Brassaud qui, au XVIIIème siècle, possédait l'ancienne métairie du Grand Neyran. Monsieur Delignac en sera pour sa part propriétaire au milieu du XIXème siècle. |
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| Si Talais est situé dans un pays assez plat, il ne faut pas oublier que sa plaine est pourvue d'une luxuriante végétation et que ses terres asséchées permirent à ses habitants de vivre de leurs récoltes, ainsi que de l'élevage, de la pêche, des marais salants et de l'ostréiculture. .... |
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Le village de Grayan formait une espèce d'entité avec ses hameaux voisins de l'Hôpital et de Daugagnan. Située à 5 kilomètres de la mer, c'est sur 335 hectares de forêts de pins que la commune s'étend, malgré un bourg des plus discrets. |
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